/!\ CITRON /!\ (même s'il ne vaut pas les précédents)
Gnurf ?! Putain de soleil !! Pourquoi j'oublie de baisser le volet à chaque fois que je m'envoie en l'air ??
C'est officiel, je hais l'astre diurne !! Nan finalement je l'aime quand même, mais là pas ! Il applique un peu trop bien le proverbe « qui bene amat bene castigat » (qui aime bien châtie bien, pour les incultes)
Je cesse quand même mon ronchonnement silencieux pour ouvrir les yeux, et me rappeler par la même occasion que je ne suis pas chez moi, mais à l'hôtel.
Ma soirée me revient en mémoire (intégralement cette fois) et je souris de contentement... C'était avant que je n'essaye de me relever sur un coude... et que je ne grimace de douleur.
Je jette un coup d'½il accusateur à mon coude violacé, et ne peux retenir un petit sourire ironique... je ne me suis pas ratée, pourtant pour rien au monde je ne changerais le moindre détail de cette soirée.
Je m'assieds dans le lit et inspecte le reste de mon corps à la recherche de séquelles de cette fabuleuse nuit.
J'ai de légers bleus sur les hanches, là où les mains de mon... amant ? (ça me fait bizarre de l'appeler comme ça) m'ont agrippée. Sinon, j'ai juste un peu mal à la langue et à la lèvre inférieure. Je m'étais mordue, c'est vrai.
Je tourne enfin mon regard vers le bel endormi qui gît à côté de moi.
Il est tellement beau quand il dort...
Oula ! Stop ! Je deviens sentimentale là !!
Je regarde ses séquelles à lui... il est plus amoché que moi, mais ça sera plus facile à cacher aussi (si je me suis bien ouvert la lèvre comme je le pense... faudra que je vérifie devant un miroir)
Il a une belle plaie à la base du cou, là où je l'ai mordu. On ne devrait pas trop la voir s'il met un t-shirt je crois. Ses poignets sont encore bien rouges, et légèrement écorchés, faudra désinfecter ça. Sinon, rien de bien visible. Quelques bleus récoltés au hasard de cette délicieuse bagarre, un peu comme moi.
Je regarde l'heure qu'il est... 9h07 (remarquez la précision)
Bon il n'est pas trop tard, mais il vaudrait mieux que je le réveille quand même, je ne sais pas à quelle heure il doit commencer sa journée.
Je fais une petite grimace, j'appréhende son attitude au réveil...
Il n'était pas très content du traitement que je lui ai infligé cette nuit, même si ça s'est plutôt bien fini.
Je rassemble mon courage à deux mains et caresse son visage avant de lui secouer gentiment l'épaule en l'appelant doucement.
Il ouvre un ½il avant de marmonner :
-Il est quelle heure ?
-9h10, je ne savais pas à quelle heure tu commençais ta journée, alors j'ai préféré te réveiller...
-mmrf... j'ai encore deux heures devant moi...
Il a pas l'air enchanté... il a replongé sa tête dans les oreillers, avec la ferme intention de se rendormir je crois.
Pas grave, je vais aller prendre une douche, ça sera déjà ça de fait.
J'allais me lever quand je sens des doigts entourer mon coude et me retenir avec plus de force que je ne l'aurais supposé...
Je tourne la tête pour rencontrer son regard noir
* Ça va barder... j'aimerais pas être à ma place *
mais j'y suis, et pas moyen de disparaître, et surtout pas question de changer ce que j'ai fait, alors j'essaye la bouille de petit enfant qui s'est fait prendre la main dans l'armoire à biscuits...
Il fronce les sourcils et me fait de gros yeux, mais peine à retenir un sourire amusé.
Ouf, je l'ai pas traumatisé !
Je lui fais un petit sourire coupable...
-Ne crois pas que tu vas t'en tirer à si bon compte !
Bon je crois que je vais quand même l'avoir, ma raclée...
Je change de tactique vu que la « tête de petite fille trop mimi » ne marche pas.
Je lui fais un sourire plus franc et lui vole un chaste baiser
-Ben si t'es réveillé, viens prendre ta douche avec moi. (regard chargé de sous-entendus)
-Je ne sais pas si j'oserais m'y risquer (ton exagérément méfiant, mais ses yeux pétillent... il rentre dans mon jeu, mais ça va se retourner contre moi je crois)
-Depuis quand tu n'aimes pas prendre de risques toi ?? (un sourcil levé, genre je me fous de sa gueule)
Il esquisse un sourire
-Soit. Il ne sera pas dit que le grand Tom Kaulitz est un froussard !
-Ça va les chevilles ?
-Ça doit être l'une des seules parties de mon anatomie, magnifique soit dit en passant, qui ne me fasse pas souffrir le martyre, mais je te remercie de t'en soucier !
Je lui refais ma tête de chien battu un instant, avant de saisir sa main délicatement, du bout des doigts, et de le tirer hors du lit, l'emmenant vers la salle de bain avec un sourire enchanteur. Bon ok j'avoue, plus aguicheur qu'autre chose.
Il arrête soudain notre progression vers la salle d'eau en me rattrapant (je suis devant, et le tiens par la main, comme un petit enfant) et en me plaquant contre son torse, enroulant l'un de ses bras autour de ma taille, son autre main entremêlant nos doigts.
Il me murmure à l'oreille d'une voix grave et sensuelle :
-Que me vaut tant de douceur tout à coup ?
Je frissonne, ferme les yeux et me retiens à grand peine de gémir de bien-être.
Je ne peux toutefois m'empêcher de me laisser aller totalement contre lui.
Il faut que je me ressaisisse.
Je lui réponds d'une voix juste un peu trop douce, juste un peu trop tremblante :
-Je ne suis pas toujours chienne... et puis je ne frappe pas sur un blessé (en effleurant son poignet rougi)
Il rigole doucement près de mon oreille... et ignore superbement ma réplique.
Zut il a trouvé mon point faible... il aurait pu chercher mon point sensible pendant des heures qu'il ne l'aurait probablement pas trouvé... pourquoi faut-il qu'il soit tombé dessus par hasard ?
Je suis bizarre je sais, mais rien ne me fait autant d'effet que des mots chuchotés à l'oreille d'une belle voix sensuelle.
Il continue de me parler comme ça à l'oreille, tout en caressant doucement mon ventre et en jouant avec mes doigts.
Je ne sais pas combien de temps on reste comme ça, enlacés au milieu de la pièce, avec lui qui chuchote dans mon oreille.
Pourtant, il parle de vengeance, d'après ce que je comprends. D'après ce que je comprenais, au début, car maintenant je ne comprends plus rien... j'entends sa voix, sa belle voix grave, toutes ses modulations harmonieuses, mais je ne l'écoute pas. Je suis incapable de distinguer les mots dans ces sons enivrants, et encore moins leur sens. Je me laisse totalement aller, je crois même que je gémis.
Soudain, il s'arrête de parler, et se détache de moi. Je me tourne vers lui et ....
-AAAAAAAAAAAAHH PUTAIN C'EST FROID !
Il rigole, tout fier de lui ! il a profité de mon « absence » pour m'amener dans la douche (sans que je m'en rende compte) et ouvrir l'eau froide.
- Ça, c'est une petite partie de ma vengeance ! D'ailleurs je te l'avais dit, mais tu ne m'écoutais pas on dirait...
Je le fusille du regard et mets l'eau chaude, enfin je tente de le faire, parce qu'il m'en empêche en entravant mes deux mains avec les siennes.
Il est devant la porte de la douche, me bloquant la retraite si l'envie me prenait d'essayer de sortir, ce que je ne fais pas.
D'accord, je pourrais le pousser, ou le tirer dans la douche avec moi, mais il a quand même droit à sa vengeance je trouve.
Mais pas trop quand même. Je lui souris, toujours sous l'eau glacée.
Ça ne me dérange pas, je prends souvent des douches froides, d'ailleurs c'est ma troisième en un peu moins de 24 heures.
Il commence à avoir l'air perplexe devant mon manque de réaction... et un peu déçu aussi.
Mon sourire s'élargit alors que je lui dis :
-Si tu ne veux pas avoir ma pneumonie, et peut-être ma mort, sur la conscience, tu devrais mettre l'eau chaude. (ok j'exagère, mais j'ai envie de l'embêter)
-T'es complètement folle !!
Malgré cette remarque d'une gentillesse absolument exquise, il consent quand même à mettre l'eau chaude, et je vérifie bien au passage qu'il n'essaye pas de m'ébouillanter.
Je le remercie et l'attire dans la douche.
-Merci pour l'eau chaude ou pour avoir dit que t'es folle ?
-Les deux !! (mon sourire s'élargit... j'adore déstabiliser les gens)
-T'es complètement dingue !!
Mais c'est dit sur un ton beaucoup trop gentil, et il me fait même un bisou sur le front.
Parfait, ma punition ne sera pas trop sévère je crois.
Oh j'en aurai une, même si je suis persuadée qu'il ne m'en veut pas pour nos ébats limite S&M, mais je sens que ce sera une occasion de plus de bien s'amuser !
Décidément, j'adore ce mec ! Il est beau comme un dieu (même si je ne l'admettrai jamais devant lui), c'est une bête de sexe, il n'est pas rancunier et il ne se prend pas la tête.
Le parfait partenaire de jeu, quoi !
Nous nous lavons mutuellement, et avec beaucoup de douceur, pour contraster avec cette nuit sûrement.
Une fois que nous sommes tous deux propres et secs, je vais chercher mon sac et en sors du désinfectant, ainsi que des bandages pour ses poignets.
Je grimace un petit peu en passant devant le miroir... je me suis effectivement ouvert la lèvre inférieure, et j'ai des traces de morsure un peu partout dans le cou.
Je commence par m'occuper de ses poignets.
-Tu avais pensé à amener du désinfectant avec toi ?
Il a l'air ébahi
-C'est un réflexe... si je prends les menottes, je prends le désinfectant aussi.
-Tu n'en aurais pas besoin si tu prenais des menottes avec de la fourrure (me fait-il remarquer pertinemment. Je décide de faire l'idiote, encore)
-Il n'y en avait plus qu'avec de la fourrure rose quand j'ai été en acheter... et j'ai horreur du rose !
-Menteuse ! Avoue qu'en fait t'es juste extrêmement sadique !
Je lui fais un sourire carnassier, limite sadique, et m'apprête à appliquer le désinfectant.
Il arrête de respirer et ferme les yeux...
Puis les rouvre, surpris
-Pourquoi ça ne pique pas ??
-Je te l'ai dit, je ne suis pas toujours chienne... pas besoin d'en rajouter avec de l'alcool à 90° par exemple.
Il a l'air étonné.
C'est vrai, je suis une sadique, mais je sais être douce aussi, quand je ne veux pas qu'on s'enfuie en courant devant moi.
Au fait, pourquoi je veux pas qu'il s'enfuie en courant ??
J'y penserai plus tard. Voilà, j'ai de nouveau matière à cogiter.
En attendant, je finis de désinfecter ses poignets, et lui fais un beau bandage, le plus fin possible, qu'il pourra cacher sans mal sous un serre-poignet.
Je m'occupe ensuite de sa blessure au cou, et lui mets une compresse en guise de pansement. J'espère qu'elle ne se verra pas trop.
Ensuite, je lui fais un petit bisou sur les lèvres et vais m'occuper de mes plaies devant un miroir pendant qu'il va s'habiller dans la chambre.
J'ai fini de tout désinfecter, je me suis même mis un baume sur le coude, et je suis en train de me demander comment (diable) je vais pouvoir camoufler un minimum les traces rouges que j'ai dans le cou.
Je regarde ce que j'ai embarqué comme vêtements de rechange dans mon sac (eh oui, je suis prévoyante)
Dommage que ça ne soit pas la saison des cols roulés (même si de toute façon, je n'en mets presque jamais)
J'enfile mes vêtements en vitesse : un jean moulant d'un bleu délavé avec une grosse ceinture noire, suivi d'un t-shirt noir à encolure américaine qui met parfaitement en valeur mes épaules musclées, mais qui ne cache absolument pas mon cou.
Je pioche mes accessoires dans mon sac (non pas des menottes, ni rien de ce genre cette fois) et je bénis le dieu du gothique, si tant est qu'il existe.
J'ai embarqué un large collier en cuir noir, ajouré certes, mais il fera l'affaire.
Je le passe à mon cou, laissant la boucle devant, mes cheveux trop courts ne permettant pas de la cacher correctement dans ma nuque.
Je rajoute d'autres accessoires en cuir noir pour aller avec : deux bracelets, assez énormes, et un lien fin que j'enroule autour de mon biceps gauche. Je rajoute deux trois bagues de mec, bien épaisses, en acier, rajoute un collier avec un pendentif en forme de lame de rasoir et une ceinture qui imite des balles de pistolet, savamment décalée sur mes hanches.
Je finis par enlever mon maquillage de la veille qui a coulé et me remaquille en mettant bien la dose de noir autour de mes yeux (du khôl, y a que ça pour rester bien noir toute la journée) et j'essaye de camoufler les dégâts au niveau de ma lèvre.
-T'en mets un temps...
Je regarde derrière moi grâce au miroir et vois Tom qui s'est arrêté en pleine phrase.
-Ah si tu as pensé à prendre tout ça, je comprends mieux que tu aies pensé aussi au désinfectant...
Il a l'air un peu vexé... ah oui c'est vrai ! C'est parce que j'ai bien pris mon temps pour venir.
Je mets la touche finale à mon maquillage et me retourne pour lui répondre
-J'ai horreur qu'on me réveille... alors j'ai pris mon temps... et tant qu'à prendre mon temps, autant ne rien oublier n'est-ce pas ?
Je me fous gentiment de sa gueule, et il n'en est pas dupe.
Il m'attrape par le coude... le mauvais coude. Je grimace
-Je crois que tu as quand même oublié de camoufler quelque chose... tu aurais dû penser à prendre une blouse à longues manches si tu es si prévoyante.
Ce n'était pas dit méchamment, donc je ne relève pas le côté sarcastique de la phrase.
-Je ne pouvais pas imaginer que tu aurais l'audace de me jeter sur le carrelage (regard noir, pour faire bonne mesure... il n'a même pas l'air un tout petit peu coupable... seulement amusé... raah ça m'énerve ! Voilà qu'il joue au même jeu que moi ! Il a pas le droit ! Y'a que moi qui peux faire ça ! Que moi ! Bon ok ma gueule) C'est pas grave, je dirai que je me suis gamellée dans les escaliers.
Il retire sa main de mon bleu-violet-rougeâtre et l'examine un instant.
-C'est pas joli-joli quand même...
-T'inquiète pas pour ça, c'est pas un petit bleu qui va me tuer
Il m'a lancé un regard sceptique au mot « petit », mais n'a pas relevé.
-Bon faudrait peut-être que j'y aille moi. Tu commences journée dans moins d'une heure.
Prise d'une soudaine réminiscence, je rajoute rapidement :
-Qui dort dans la chambre à côté ?
-Du côté du couloir, c'est Bill, et du côté de la salle de bains, c'est Georg, et ne t'inquiète pas quand il dort, tu pourrais tirer un coup de canon à côté de lui qu'il ne l'entendrait pas !
-Donc s'il dormait c'est ok. Et Bill ?
-Lui, je ne sais pas...
-Ok... en même temps il doit avoir l'habitude non ?
-Et c'est toi qui me fais ce genre de reproche ? Alors que tes voisins, j'en suis sûr, doivent souvent encaisser ce genre de décibels ??
-Bon d'accord j'ai rien à dire... du moment que tu ne te fais pas trucider, ça me va !
-Oh ! Ma santé te préoccupe maintenant ?
-Hé je te rappelle que je me suis occupée de tes blessures !
-Blessures que TU m'as faites !
-J'avoue !
-Et tu.... ! Comment ça tu avoues ??? O.o
Et là, j'éclate de rire ! Trop pris dans notre petite engueulade, il n'a pas fait attention à ce que je disais, et il a continué à s'emporter tout seul ! Faut dire, j'avais gardé le même ton vif du début à la fin.
Mais sa tête là est vraiment trop marrante ! Il a l'air complètement paumé.
Il est néanmoins bien vite contaminé par mon hilarité d'origine indéterminée (cherche pas mon grand ! C'est un virus pernicieux et polymorphe appelé... un DOPPELGANGER !! *BAF* Aoutch ! Ok, je sors !)
Et nous nous retrouvons tous les 2 à nous tenir les côtes, terrassés par un fou rire fulgurant !
Quand enfin nous arrivons à reprendre notre sérieux, et notre souffle, il me demande, des larmes de rire encore aux yeux :
-Tu fais quelque chose aujourd'hui ?
-Rien de spécial, j'avais prévu d'aller à la bibliothèque...
-Tu sais lire, toi ??
Devant son air exagérément sceptique, je ne peux m'empêcher de rigoler un peu et de lui mettre une petite claque
-Hey c'est pas gentil ! Figure-toi que je suis une étudiante sérieuse et appliquée !
-Mwoui.. si tu le dis... (il a vraiment pas l'air convaincu, et je suis quand même un peu vexée. Même si je ne suis effectivement, ni sérieuse, ni appliquée, mes profs me voient ainsi ! C'est que je dois quand même bien faire illusion.)
-Bon passons... pourquoi tu voulais savoir si je faisais quelque chose aujourd'hui ?
-Ça te dirait de rester avec moi, enfin avec le groupe ?
-Hein ?? (réaction très élégante, je sais... d'ailleurs, ça le fait marrer) Non mais sérieusement, je risque d'être dans vos pattes plus qu'autre chose, et en plus ça risque de déclencher des ragots ! Et puis pourquoi tu veux que je reste ? Pas que ça me dérangerait mais...
Il interrompt mon monologue au débit infernal
-Oula ! Doucement ! Tu ne seras pas dans nos pattes, on n'a que des répèts en studio aujourd'hui, et si je veux que tu restes, c'est pour éviter de te réveiller encore quand viendra l'heure de ton châtiment !
-Quelle formulation ! J'ai l'impression que je vais endurer les foudres du Ciel comme au Jugement Dernier !! (d'un air trèèèèès effrayé)
-Bah normal ! Puisque je suis un dieu !!
-Le dieu de la modestie je parie ??
-Haha ! Mais non voyons ! Le dieu du sexe !
-Mouais... ça reste à prouver !!
-Mais avec plaisir...
Il s'avance vers moi et fait mine de me rallonger sur le lit... je sais bien qu'il plaisante, alors je le laisse faire, en lui faisant un petit sourire narquois.
-Je crois que tu n'as plus le temps de me faire une démonstration (lui glissé-je à l'oreille)
-Mmmh... T'as raison (en avisant l'heure qu'il est)
-Allez, lève-toi, t'es lourd !
-Mouarf ! Et tu oses me dire ça ?? Je suis sûr que je suis plus léger que toi !! (regard noir... bon ok il a raison)
-Ça va, d'accord, j'arrête, t'as raison ! Mais lève-toi quand même, je ne vais pas rester indéfiniment sur ce lit, aussi confortable soit-il.
Il consent enfin à se lever, et me tend même une main pour m'aider à me relever, que je saisis.
On s'apprêtait à enfin se dire bonjour comme il se doit (traduction : à se rouler une pelle monumentale) quand quelqu'un frappa à la porte...
-Si c'est le room service, repassez plus tard !
-Ahah ! Très drôle !
Je vois Tom qui change légèrement de couleur devant le ton peu amène du mystérieux arrivant (pas si mystérieux que ça, même moi j'ai reconnu la voix encore un peu ensommeillée qui nous interpelle à travers la porte)
-Bon tu vas l'ouvrir cette putain de porte ??
Je grimace un peu, quand même vaguement amusée. Il a pas l'air content du tout. Il a pas dû beaucoup dormir cette nuit, et quelque chose me dit que c'est de notre faute.
Tom pousse un long soupir et va ouvrir la porte, sous les admonestations du réveillé furibond.
Ledit réveillé entre dans la chambre en continuant de pester sur son irresponsable de grand frère
(pour ceux qui ont pas encore capté, c'est Bill qui vient d'entrer * maais non je vous prends pas pour des imbéciles... *BAAAF*... bon ok je l'ai pas volée celle-là *)
Le grand frère en question lui fait son plus beau regard de chien battu...
(Ha non ! C'est ma tête de chien battu à moi, ça !! Il a pas le droit de me la piquer !!! Bon d'accord, il a le droit. Grrr ! Je savais bien que j'aurais dû la faire breveter celle-là !)
Le petit frère, qui a une tête dans le cul absolument magnifique soit dit en passant, détourne alors son attention du grand frère, nullement attendri par sa tête de chien battu, pour la reporter sur moi.
-Salut. (j'oserais pas rajouté un « bien dormi ? » vu que je sais que c'est pas le cas. Et un seul des deux frères qui veut me tuer, ça me suffit amplement... même si ce serait une belle mort. Bon je m'égare, là)
Il ne relève pas mon petit mot de salutation et me scrute de la tête aux pieds.
Par acquis de conscience, je vérifie discrètement si je me suis bien habillée...
-Il me semblait bien que c'était plus musclé que d'habitude.
Son regard s'est arrêté un moment sur ma lèvre fendue, les traces rouges dans mon cou que mon collier ne cache pas entièrement, avant de revenir à la compresse qui dépasse légèrement du col de son frère.
Je lui coule un petit regard vaguement coupable avant d'aller vers lui en lui tendant la main
-Bonjour, je m'appelle Kari, enchantée de te rencontrer, et désolée de t'avoir réveillé (tout ça avec mon plus beau sourire)
Il me serre la main, avec suspicion certes, mais c'est déjà ça.
-Je peux pas dire que je sois vraiment enchanté, mais merci de t'excuser.
-T'inquiète je m'attendais pas trop à ce que tu le sois non plus (enchanté).
Tom suit notre échange, bizarrement amusé, mais je ne sais pas trop de quoi.
Bill a l'air étonné de ma réponse. Il s'attendait à ce que je sois effondrée peut-être ?
Mon sourire s'élargit encore, et je m'apprête à reprendre ma main quand il la retire vers lui, observant mon magnifique bleu multicolore au coude avec des yeux ronds comme des soucoupes.
-O.O Comment tu t'es fait ça ??
-Bon je suppose qu'à toi, c'est pas la peine que j'essaye le bobard de « je me suis plantée dans les escaliers » ?
Je ne me dépare pas de mon sourire, et ses yeux s'agrandissent encore si c'est possible.
Il ressemble plus que jamais à un personnage de manga !! (troooop beau ! ok ma gueule !)
Puis il tourne son beau regard vers son frère, qui lève aussitôt les mains en l'air
-C'est pas ma faute ! Enfin, j'ai pas fait exprès !
Et là je rigole
Ils me regardent tous les deux avec des yeux ronds... Ben quoi ? C'est si rare de voir quelqu'un rigoler de ses blessures ?? Surtout que leur petite scène est trop marrante !
Genre : Bill il me déteste de l'avoir empêché de dormir mais il se tracasse quand même de l'état de mon coude, et serait prêt à en découdre avec Tom pour ça.
-Nan mais c'est pas grave (re O.O de la part de Bill. Tom, lui, il commence à être habitué) On va dire que c'est la faute de la porte qui s'est ouverte au bon... pardon au MAUVAIS moment, comme ça tout le monde est content !
-Attends ! T'as vu la taille et la couleur de cet hématome ??? T'es sûre que t'as rien de cassé ??
-Certaine ! Il en faut plus qu'une petite chute sur du carrelage pour me casser un os ! J'ai un squelette extrêmement dense et résistant. (je suis toujours follement amusée par la situation... je me tourne vers Tom) et je te signale au passage que c'est pour ça que je suis si lourde !!
-J'ai jamais dit que t'étais grosse !! se défend-il
-Tu l'as pensé très fort hier soir...
-Ce matin !
-Ok tôt ce matin, comme tu veux.
C'est Bill qui a fait la dernière réflexion, et je lui lance quand même un petit regard coupable, même si mon ton n'était pas désolé du tout.
-Au fait, c'était quoi l'horrible cri que j'ai entendu il y a une demie heure, trois quart d'heure ??
-Ah ça devait être moi ! Désolée.
-Tu cries vachement grave pour une fille... Mais pourquoi t'as crié en fait ??
Là je vois Tom qui pique du nez, l'air vaguement honteux, et qui explique d'une traite :
-benenfaitjel'aimisesousl'eaufroidemaisellel'avaitméritéd'abord !
-Et en allemand ça donne quoi ??
-Ça donne qu'il m'a donné une douche froide, mais que je l'avais pas volé.
Je suis de nouveau très amusée par la situation.
-O.O (décidément, il a que cette tête là ce matin) Je veux même pas savoir ce que t'as bien pu faire pour que mon Don Juan de frère ose mettre une fille sous la douche froide au réveil !!
-Ah bon ? Alors comme ça il est plus galant d'habitude ?? (je fais ma tête de fausse vexée)
-Ben oui, mais euh... en fait... c'est juste que...
-C'est bon, te fatigue pas à expliquer, j'aime pas qu'on me traite comme une princesse de toute façon ! (je dis en rigolant)
-Ça j'avais cru remarquer !! (sourire très, mais alors trèèèès pervers ! Pas devant ton petit frère idiot, tu vas le choquer le pauvre !)
Le pauvre en question éclate de rire. Finalement, non il est pas choqué.
-Allez-y mollo quand même, Georg doit être plus ou moins réveillé maintenant !
-Pas grave ! On n'aura qu'à l'inviter ! Plus on est de fous, plus on rit !!
Ah ! Ce coup-ci, ça y est, il est choqué !! Et Tom aussi en fait ! Là, j'avoue je m'y attendais moins...
-Hem... J'avais bien remarqué que tu as des m½urs assez... libertines on va dire. Mais il n'est pas question que je couche avec un mec, et encore moins avec Georg !
-Espèce de coincé va ! Appelle Sandra alors si t'es pas content, je garderai Georg pour moi ! D'ailleurs je vois pas ce que tu lui reproches !
-C'est un de mes amis les plus proches, je vais pas coucher avec lui !! Rien que de l'imaginer nu me donne des cauchemars, alors le voir !! Hors de question ! Et j'appellerai pas Sandra non plus, tu vas encore me laisser tomber pour t'occuper d'elle, et je vais me retrouver avec Georg, donc non ! Pas question !
-Rooh ! Si Georg te dérange tant que ça, t'as qu'à demander à Bill de rester aussi !
Là, ça y est, ils sont super choqués tous les deux !
-Non mais ça va pas !
-Quelle synchronisation bravo !
-Il est pas question que je couche avec mon jumeau !
-D'accord comme vous voulez ! (je lève les mains en l'air genre : ok les gars je me rends) Décidément, les mecs sont tous les mêmes ! Ils bavent littéralement quand on leur propose deux filles, mais grimacent dès qu'il y a un mec de plus dans l'histoire !
-Non mais bon, tu pourrais choisir d'autres mecs que ceux-là aussi !
-Ceux-là te remercient.
...
... gros blanc...
-Depuis quand t'es là toi ??
-Depuis « rien que de l'imaginer nu me donne des cauchemars »... Merci beaucoup au fait !
-Heu... désolé Georg, mais c'est sa faute à elle d'abord !!
-Ouh ! Le gamin ! Assume un peu tes propres dires si t'es un homme !
-Mais je suis un homme ! Ne me dis pas que t'as pas remarqué !!!
-Physiquement, oui, mentalement, je me pose la question !
-Comment ça ???
-Qu'est-ce qui te fait si peur dans le fait de coucher avec un mec ?
-C'est pas une question d'avoir peur, c'est juste que c'est dégoûtant !
-Ah bon ! Alors je devrais trouver dégoûtant d'avoir couché avec toi ??
-Non mais c'est différent, toi t'es une fille !!
-Et alors ? Je te rappelle que je suis quand même lesbienne à la base !!
-O.o Je croyais que t'étais bi.
-On dirait bien, mais je préfère quand même les filles !
-Je sais pas vous mais je trouve que cette conversation n'a ni queue ni tête (parle pour toi mon beau ! Y a peut-être pas de tête, mais ça ne manque pas de queues *BAF* ok je sors)
-Bon ok j'arrête ! Non, finalement, avant, je tiens à préciser que ça n'a rien d'un cauchemar d'imaginer Georg à poil !
... re gros blanc...
-Bon voilà, ça, c'est fait !
-Sinon, bien dormi Georg ? Et enchantée de te rencontrer aussi. Je m'appelle Kari.
-Oui j'ai dormi comme un bébé, merci. Content de te rencontrer aussi, même si t'as des tendances bizarres.
-T'imagines même pas à quel point
Dit Tom en se tenant les côtes, et en essayant vainement d'avoir l'air exaspéré. Il doit se souvenir d'un certain coup de canon.
Bill a l'air amusé aussi, quoiqu'en version un peu plus consterné.
-Je sais pas si je fais bien d'oser poser la question mais qu'est-ce que tu fais ici au fait ?
-Eh bien il se trouve que vers 2h du mat, Tom s'est senti affreusement seul, et qu'il m'a donc empêchée de continuer à dormir pour venir alléger sa solitude écrasante.
-Gneuh ?
-T'as encore la tête dans le cul toi ! Oui, écrasante, c'est le mot ! (je sais pas pourquoi, j'ai l'impression qu'il ne parle pas que de sa solitude là...)
-C'était elle, ta charmante rencontre d'avant-hier soir ?
-Ben ui. (il a l'air presque gêné... trop chou)
-Et au fait, c'est qui cette Sandra dont vous avez parlé ?
-C'était l'autre...
Je ne peux pas continuer ma phrase, interrompue par deux mains qui sont venues se coller à ma bouche.
J'essaye néanmoins de continuer ma phrase, plus pour l'énerver qu'autre chose parce qu'ils ont déjà compris.
Ou plutôt, Bill a compris, et Georg va peut-être capter si on lui donne un bon café bien serré.
Une fois notre petit manège terminé dans la bonne humeur enfantine et générale, Tom demande :
-Ça vous dérange si elle nous accompagne aujourd'hui ?
-Hein ?? (très élégant, mais c'est pas moi cette fois !) T'as jamais accepté qu'une de tes aventures te colle après...
-En fait, c'est moi qui lui ai proposé... En partie parce qu'elle est pas collante d'ailleurs.
-Et l'autre partie ?
-Il a pas fini de me garder rancune de quelque chose. Il veut donc me garder sous la main.
-Et c'est quoi le quelque chose sans vouloir être indiscret ??
-Georg... crois-moi... tu veux pas le savoir !
-Mais si, je veux !
-Nan tu veux pas ! Va prendre un café, ça t'évitera de dire des conneries ! Enfin, je veux dire que t'en diras un peu moins...
Et une petite claque sur l'arrière de la tête (décoiffée) du chanteur, une !
On rigole, et Georg va quand même se chercher un café en maugréant.
Bill jette un coup d'½il à l'heure qu'il est et soupire :
-Heureusement que c'est qu'une répèt, j'ai à peine le temps de sauter dans mes fringues et de me peigner.
Je regarde l'heure moi aussi... Il est 10h30... sans blague, il lui faut 30 minutes pour s'habiller et se peigner, sans se maquiller ni faire de coiffures extravagantes ??
Il se dirige vers sa chambre d'un pas traînant (ok je comprends mieux pourquoi il lui faut autant de temps)
-On se rejoint en bas ?
On va dire que c'était une question rhétorique, parce qu'il n'y a eu aucune réponse de la part du bel androgyne.
Tom se tourne alors vers moi et pose ses mains sur mes hanches.
-À nous deux ! (je sens venir le jugement dernier) Tu préfères les escaliers ou l'ascenseur ?
-T'as de ces questions toi !!! (bon je vais prendre le risque de faire ma chieuse) On pourrait prendre les escaliers, ça te ferait un peu d'exercice, t'as besoin de prendre du muscle !
Il me regarde, vexé, et décide
-Ce sera l'ascenseur !
Je rigole doucement...
-Et tu fais quoi si je te dis que je suis claustrophobe ?
Petit regard sadique de sa part
-Raison de plus...
-Michant !
Il éclate de rire ! Ok ça manquait de conviction, mais quand même ! Je boude, na !
Il m'entraîne jusqu'à l'ascenseur. Une fois celui-ci arrivé, il me plaque sans ménagement contre une des parois, bloquant mes deux poignets au-dessus de ma tête.
-Tu ne m'as pas encore dit bonjour comme il faut...
Je ne réponds rien, pas besoin. Il pose ses lèvres sur les miennes, un peu brutalement, et passe sa langue dans ma bouche sans s'embarrasser de me demander la permission. Nos langues se tournent autour pendant un moment. Il arrête notre baiser, et l'ascenseur (je le savais, ça va être ma fête).
Il passe ses doigts sur mes lèvres et essaye de les insinuer dans ma bouche... Il veut que je le morde ou quoi ???
-Tu as un goût de sang...
-Tu m'as bien mordue hier... T'aimes pas le goût du sang ?
-Y'a mieux comme saveur.
-Tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même !
-C'est faux et tu le sais très bien...
Sur ces mots, il reporte son attention sur mes lèvres, qu'il retourne effleurer des siennes. Cette douceur excessive me surprend... je croyais qu'il allait me « punir »
Il commence des caresses sensuelles sur mon corps, passant l'une de ses mains sous mon t-shirt, l'autre se battant avec l'une de mes ceintures.
Je ne sais pas ce qu'il veut faire, mais je vais le laisser faire. Pour cette fois, c'est lui qui mènera la danse.
Je l'aide à défaire ma ceinture et sa main va immédiatement se perdre dans mon jean.
Je gémis doucement contre ses lèvres et enroule mes bras autour de ses épaules, lui laissant toute l'initiative.
Sa bouche glisse doucement sur ma mâchoire, pour atteindre mon oreille dont il mordille doucement le lobe.
Je m'attends à tout moment à ce qu'il me morde, ou autre chose du genre.
Ses caresses sont absolument divines... J'avoue, c'est un dieu du sexe ! (mais je ne l'avoue qu'à moi, pas question de lui dire !)
Brusquement, il m'enlève mon pantalon, baisse un peu le sien (ou plutôt il a l'intention de le baisser seulement un peu, mais vu la taille de son froc, il se retrouve vite à ses chevilles).
Il me soulève avec une force que je ne lui soupçonnais pas, et j'enroule docilement mes jambes autour de ses reins.
Il me pénètre brutalement, tout en me mordant l'épaule, et je m'efforce de ne pas gémir trop fort. Pas facile, vu que j'essaye aussi de ne pas me mordre la lèvre (y'a déjà assez de dégâts comme ça de ce côté-là)
Je sens qu'il accélère le rythme de ses coups de reins, qui se font de plus en plus violents, limite bestiaux. J'ai de plus en plus de mal à ne pas hurler mon plaisir. J'ai les yeux révulsés sous mes paupières closes et ma tête rejetée en arrière heurte douloureusement la paroi métallique à chacun de ses assauts. Il lèche mon épaule, la plaie qu'il m'a faite. A part ça, il n'aime pas le goût du sang...
Il finit par jouir en moi, en remordant dans ma pauvre épaule qui ne lui a rien fait pour étouffer son cri.
Il se retire et me repose par terre. Mes jambes sont un peu tremblantes et il me faut un moment avant de reprendre mes esprits et de remettre mes vêtements.
Je jette un coup d'½il à mon épaule... belle empreinte de dents, mais je suis pourtant sûre qu'il n'a pas besoin d'appareil dentaire.
-Et comment je cache ça moi ??
Je dis en me tournant vers lui.
Je le vois qui tient un préservatif (plein) en main. Quand est-ce qu'il l'a mis celui-là ? Et il a l'air de ne pas trop savoir qu'en faire.
Je rigole un peu et il consent enfin à me répondre.
-Je sais pas comment tu vas cacher ça, d'ailleurs le but était que tu n'y arrives pas (sadique va !) par contre si t'as une idée de ce que je pourrais faire de ça (en montrant la capote) je suis tout ouïe.
-Ben tu le gardes en main jusqu'à ce que tu croises une poubelle ^_^
-Si c'est comme ça, j'aurais pas dû en mettre...
-Mais si t'as bien fait ! Et merci au fait, comme ça j'en aurai pas plein le fute.
-Puisque je suis si gentil, trouve-moi une solution !
Je soupire, amusée, mais fouille quand même les poches de mon pantalon...
Haha ! je le savais ! j'ai toujours un sachet en plastique dans mes poches ! (et ne me dites pas que c'est l'habitude de celle qui se retrouve avec des capotes usagées à n'importe quel endroit !! Plutôt celle qui a un chien qui défèque n'importe où !! Bon ok j'avoue c'est pas plus ragoûtant, et même moins, mais c'est moins pervers quand même.)
Je lui passe le sachet et il me remercie avec un air perplexe quand même.
Je redémarre l'ascenseur, sans lui expliquer pour le sachet, j'ai pas envie. Sachet qui a disparu dans une des poches de son baggy d'ailleurs.
Arrivés en bas, il s'empresse d'aller jeter le sachet et son contenu dans une poubelle des toilettes, et je l'attends bien sagement dehors avant qu'on aille retrouver les autres membres du groupe.
Merde, ça veut dire qu'il va falloir refaire des présentations. Y'en a marre des présentations.
Il ressort des toilettes et passe un bras autour de mes épaules. Je regarde ledit bras, perplexe. Il remarque mon regard et le retire.
-Ça te dérange tant que ça ?
-Ça fait trop « couple » je trouve...
-mmh... (il semble réfléchir un moment) T'as raison.
-J'ai toujours raison
-Mwahaha ! Alors là, je crois que c'est la meilleure de l'année !
-Maaais ! Je ne te permets pas !
-Je rigole voyons ! (en repassant son bras autour de mes épaules une fraction de seconde)
-J'espère bien ! (et je lui tire la langue)
-T'es sûre que t'arriveras à manger quelque chose avec la langue dans cet état ?
-Mais oui ! (il a pas l'air convaincu...) Tu sais c'est très gentil de te préoccuper de mon état de santé, mais si ça t'ennuie tant, il fallait pas me mordre !
-Bon ok, je suis désolé, mais tu l'avais cherché !
-J'ai pas dit le contraire ! (petit blanc)
-Et j'ai pas dit non plus que j'avais pas apprécié (avec une voix très perverse)
-T'es complètement barge !
-Tu te répètes !
Et c'est son tour de me tirer la langue.
Quelle bande de gamins on fait quand même.
C'est ainsi qu'on arrive au restaurant. Georg a l'air enfin réveillé, et sirote tranquillement son café trop chaud.
Gustav a l'air d'avoir fini de déjeuner depuis des lustres et de n'être resté que pour taper la causette avec son ami (le yéti ! ok ma gueule, c'était juste pour la rime)
Il se retourne vers nous et nous lance en guise de bonjour :
-A ce qu'il paraît j'ai de la chance d'avoir dormi au bout du couloir et non au début comme tout le monde...
-Oh ça va ! (bougonne le guitariste)
Gustav a un air malicieux qui me plaît beaucoup. Finalement, la présentation ne sera peut-être pas une corvée.
-Je confirme, il fait un boucan pas croyable la nuit !
-Kari !!! è_é
-Ben quoi ?? Tu ronfles !
-Naan je sais qu'il ronfle pas, mais c'était bien essayé.
-é_è
-Et la diva, elle n'a toujours pas émergé ?
Tom et moi prenons tous les deux un air coupable, baissant la tête comme deux petits enfants.
-Ok, j'ai compris.
Nous nous regardons alors tous les deux en coin, et ne pouvons nous empêcher d'éclater de rire en voyant nos mines respectives.
-A part ça, vous voulez un café ?
-Oh oui !
-Plutôt un jus d'orange.
-Mais t'arrives à te réveiller sans café ??
Eclat de rire de la part de Tom et moi, et sourire de la part de Gustav. C'est vrai que Georg avant son café, c'était pas bien fameux comme résultat.
-Pas besoin de café, j'ai eu une douche froide (et je fusille le responsable du regard)
-Oui bon, tu vas pas me la ressortir tout le temps celle-là !
-Mais si ! C'est trop marrant de te voir essayer d'expliquer pourquoi tu as fait ça après !!
-Ben cette fois-ci j'expliquerai pas, na !
-Et si je veux savoir moi ??
-Demande à Georg !
-Donc, Georg, ...
-Oui ?
-Pourquoi notre super galant, gentleman, limite prince charmant de guitariste a-t-il poussé une demoiselle sous la douche froide ?
J'adore sa formulation ! Nan mais s'ils continuent tous à être aussi géniaux je vais devenir nympho, moi !
* Heureusement que personne ne sait ce que je pense *
-D'après ce que j'ai suivi, elle a fait quelque chose qui ne lui a pas plu, mais quand j'ai voulu avoir des précisions, Bill m'a convaincu qu'en fait, je voulais pas le savoir... alors voilà !
-Mdr ! J'imagine. Faudra que je demande à Bill qui on entendait le plus cette nuit pour en être sûr.
-Me demande surtout pas ! Elle crie au moins aussi grave que lui, et j'essayais désespérément de ne pas entendre, alors je sais pas ! Et je veux pas le savoir !
-Mdr !! (tous)
Bill vient d'arriver, et je me lève de ma chaise pour lui laisser la place (y'avait que 4 chaises autour de la table) j'allais partir à la chasse à la chaise, quand deux mains m'attrapent par les hanches, sur mes bleus et par surprise en plus, résultat, j'arrive pas à retenir une petite grimace.
Les deux mains en questions me tirent en arrière et j'atterris pas très délicatement sur une jambe mince.
-Aua ! Doucement quand tu t'assieds !
-Ça, c'est ta faute ! Et pour info, j'allais chercher une autre chaise, c'est toi qui as voulu que je vienne sur tes genoux.
-En plus, tu lui as fait mal...
-Pas vraiment, j'ai surtout été surprise.
-Je t'ai fait mal ?
-J'ai des bleus sur les hanches au cas où t'aurais pas remarqué. Mais t'inquiète, c'est pas grave...
-Euh... en parlant de bleu... ça fait longtemps que t'as ce superbe hématome au coude ?
-Je l'avais déjà avant de descendre si c'est ça que tu veux dire...
-Par contre le truc à l'épaule tu l'avais pas... vous avez fait quoi entre le moment où je vous ai laissés et maintenant ??
-Rien !
-Menteur ! Oh et puis finalement, je veux pas le savoir non plus !!
-Mdr ! (tous)